Sidebar

22
Sam, Juil

International

Ils sont 26 Camerounais et 13 Maliens contraints de force de quitter le pays d’Obiang Nguema Mbasogo vendredi dernier.

Ils ont une nouvelle fois été jetés aux larges des côtes de Campo malgré la fermeture de la frontière. Depuis vendredi 6 décembre 2013 qu’ils ont foulé le sol camerounais, ces derniers se débrouillent comme ils peuvent pour regagner leurs différentes régions natales. Certains ont tout simplement choisi d’aller à la rencontre des membres de leurs communautés installés à Kribi. D’autres se sont disséminés parmi les populations en attendent une occasion de repartir.
Pour les habitants de l’Océan, « la première expulsion ne date pas d’aujourd’hui. Tous les jours, on expulse même ceux qui ont les papiers mais personne ne dit rien. Aucun ministre ni même le chef de l’Etat ne fait rien pour mettre fin à cette xénophobie en continue. Même les hommes politiques du département de l’Océan ne disent le moindre mot. Il faut que des mesures soient prises pour mettre fin à cela. L’intégration sous-régionale annoncée pour le mois de janvier 2014 n’est qu’un rêve».

On se souvient que lors de l’installation du sous-préfet de l’arrondissement de Campo, celui-ci avait demandé aux populations de faire du commerce sur place, de ne pas traverser la rive pour se rendre en Guinée équatoriale et se faire ridiculiser. Un conseil tombé dans les oreilles de sourds tant il est vrai que tous les jours, le nombre de Camerounais désirant se rendre en Guinée équatoriale va grandissant. « Ils y vont dans l’espoir de trouver un avenir meilleur », déclare une autorité administrative. Cette nouvelle vague vient augmenter le nombre de Camerounais et Maliens expulsés de Guinée équatoriale, depuis mi octobre jusqu'en décembre, à 202 personnes.

Alex Ngninkal (Cp)


Focal: Récurrence

L’information est du ministère de la Sécurité nationale. Depuis le 19 août, des ressortissants étrangers en situation illégale sont expulsés vers le Cameroun. Des expulsions récurrentes effectuées au gré des besoins économiques de Malabo et des tensions sociales internes. Depuis les années quatre-vingt-dix, la Guinée équatoriale est une terre d'immigration pour de nombreux ressortissants d'Afrique subsaharienne. Un mouvement qui s'est accéléré avec le boom pétrolier. Chaque mois, des centaines de migrants africains arrivent clandestinement par bateaux entiers, attirés par cette manne pétrolière. Les autorités équato-guinéennes affirment avoir expulsé pas moins de 475 travailleurs illégaux originaires d'Afrique centrale et de l'Ouest. Des expulsions récurrentes effectuées au gré des besoins économiques de Malabo et des tensions sociales internes. Lesquelles posent l'épineuse équation immigration et droits de l'Homme. Le troisième pays producteur de pétrole d’Afrique (avec une production moyenne de plus de 400 000 barils jour), est un véritable pôle d’attraction. Sur environ un million d’habitants que compte le pays, le tiers est constitué d’étrangers.

© Alex Ngninkal (Cp), B-P.D. : Le Messager

Overall Rating (0)

0 out of 5 stars
  • Aucun commentaire trouvé
Ajouter un commentaire
Inscrivez-vous à notre service gratuit de newsletter pour recevoir des notifications lorsque de nouvelles informations sont disponibles.