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Mar, Aoû

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L’auteur, partant de quelques exemples de politiques d’ajustement structurel prescrits à des pays du continent, estime que « les diagnostics au marasme économique doivent partir de la réalité du terrain et non des bureaux climatisés des institutions financières internationales ».

Dans son ouvrage de 150 pages récemment paru aux éditions Dianoïa en France, M. Kuikem, consultant en management et administrateur de sociétés dans son pays, ambitionne de tordre le cou aux idées reçues.

Il passe en revue les programmes économiques adoptés ou prescrits aux pays africains en difficulté depuis les indépendances, fait le tour d’horizon des différents secteurs de production, des infrastructures, des choix de formation et de développement, des politiques fiscales, des variations monétaires ou encore des termes de l’échange.

M. Kuikem pointe également du doigt la responsabilité des dirigeants et autres hauts cadres de l’administration publique et parapublique, formés dans les meilleures écoles occidentales mais qui, au quotidien, sont dans la posture de « véritables chefs traditionnels de leur village au cœur de l’Etat ».

Pour Joseph Kuiekem, le principe de l’exclusion des faibles, des pauvres et des « décalés » n’embarrasse par ailleurs les décideurs du « grand capitalisme sauvage » que lorsque les répercussions sur les bénéfices escomptés peuvent être envisageables.

« La mondialisation de l’économie devient alors un grand festin auquel tout le monde est convié, mais où seul une minorité d’individus, de groupes, de pays (ceux ayant acquis la science de la compétitivité) ont leur place à table ».

A chaque chapitre, l’auteur préconise des pistes de solutions, mais insiste davantage pour appeler les gouvernants à envisager des médications endogènes aux problèmes que connaissent leurs peuples.

Les politiques d’ajustement structurel ont certes réduit la capacité d’intervention d’administrations ayant vu leur trésorerie s’assécher au fil des exercices, fait remarquer Joseph Kuiekem.

Il estime pourtant que les prérogatives de ces administrations sont demeurées intactes dans le domaine de l’organisation et des réformes des secteurs publics et privés, mais aussi dans celui de la redéfinition des politiques économiques nécessairement pro libérales, conformes à la globalisation ambiante de l’économie de marché.

A l’en croire, les Africains ont tout intérêt à utiliser ces prérogatives pour espérer un décollage durables de leurs économies, et ainsi éviter la marginalisation dont ils sont déjà victimes.

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