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Le compte courant de la Banque centrale des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) ouvert auprès de la Société générale de Paris présentait un solde débiteur de 15,694 milliards FCFA cumulé depuis plusieurs exercices, selon le rapport général des commissaires aux comptes publié mardi.

Cet audit, effectué par les cabinets KPMG-Afrique centrale et Ernst&Young et dont APA a pu obtenir copie, signale notamment le retrait anticipé, au 29 décembre 2008, du dépôt à terme indexé (DATI) mis en place le 28 décembre 2007, pour une période de 5 ans et pour une valeur de 328,978 milliards FCFA auprès de la Société générale de Paris.

Suite à la demande de sortie anticipée par la BEAC, le remboursement est intervenu le 30 décembre 2008 et a permis de constater une perte de 16,399 milliards FCFA comptabilisée au 31 décembre 2008.

Cette opération ruineuse et qui n’avait pas eu son aval, avait conduit la conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) à décider, le 31 janvier dernier à Libreville au Gabon, de la suspension de toute pratique de placement « jusqu’à nouvel ordre" sur les activités de la Salle des marchés.

« Le maintien de cette pratique, couplé à la tendance baissière du taux de refinancement de la Banque centrale européenne (BCE), pourrait compromettre, à terme, l’application de la stratégie de la Banque sur ce métier et de l’équilibre d’exploitation de celle-ci », préviennent les auditeurs.

A la suite de révélations de médias portant sur de graves malversations financières à la BEAC, le gouverneur, Philibert Andzembe, avait dû admettre que des « dysfonctionnements » avaient été constatés au sein de l’Institut d’émission, en particulier dans les caisses de son Bureau extérieur établi à Paris.

Il a également fait état d’« alertes dans les rapports internes en 2001, 2004 et 2007 », le tout conduisant à deux plaintes contre X relevant du pénal et du civil près le tribunal de grande instance de Paris pour « vol, escroquerie, faux et usage de faux » pour le compte de la Société Générale et de BNP-Paribas

Par ailleurs les états financiers de synthèse de l’exercice 2008, publiés le même jour par la BEAC, font ressortir une baisse de l’ordre de 29,37 pour cent par rapport à l’exercice 2007.

Cette contreperformance est due principalement, d’une part à la perte en capital sur le DATI, et d’autre part à des provisions constituées sur les suspens des comptes du Bureau extérieur de Paris auprès de la Société générale (2007) et de la BNP-Paribas (2008) ».

(Apanews)

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