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Dim, Aoû

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Voyage au bout du suspense. Ainsi pourrait-on qualifier l'aventure des journalistes de la presse nationale commis à la couverture médiatique de la réception du Dja hier. Initialement annoncée hier à 14h, l'atterrissage du Boeing 767-300 sur le tarmac de l'Aéroport international de Yaoundé Nsimalen a été décalé à 18h, puis à 21h. C'est finalement à 21h30 que l'avion floqué Camairco (Cameroon airlines corporation) a atterri à l'aéroport international de Yaoundé Nsimalen en présence du ministre des Finances, Essimi Menyé, du directeur général des Aéroports du Cameroun et celui de l'Autorité aéronautique du Cameroun. Une visite de cet avion de 225 places a permis de se rendre compte que les réfections concernaient principalement l'entretien technique de l'avion, son rhabillage et la peinture, entre autres. Et à en croire le commandant de bord ayant ramené le Dja en terre camerounaise, M. Yana "l'avion est opérationnel du point de vue technique". Pour sa part, Mme Macxeene, passagère embarquée sur ce vol estime que "les techniciens ont effectué un travail énorme" sur l'appareil.

Seulement, si les avis sont pour la plupart enthousiastes, le ministre des Finances qui a estimé le coût des travaux à 4 millions d'euros (environ deux milliards 663 millions de francs Cfa) a déclaré face à la presse et à la foule de curieux : "Camairco va décoller mais ce n'est pas avec le Dja qu'elle démarre". Dans le même temps, M. Essimi Menyé a précisé qu'un appel d'offre international est lancé pour le recrutement d'un directeur général, d'un directeur financier et d'un directeur des travaux. "Nous recherchons des hommes rompus d'expérience qu'ils soient camerounais ou étrangers", a lancé le ministre des Finances qui a rappelé que la compagnie démarrera quand on aura procédé à sa structuration. Plus tôt dans la journée, embarqué dans des rencontres itinérantes préparatoires à la construction de la centrale à gaz de Kribi, le ministre des finances, Essimi Menyé avait de quoi s'occuper, mais n'a pas moins vécu ce suspense à la Hitchcock. Ce d'autant plus que le Minfi a effectué une mission en Irlande la semaine dernière, question de s'enquérir de l'état d'avancement des travaux de réfection du Dja.

Dettes impayées
En juin dernier déjà, Essimi Menyé s'était déplacé pour Douala pour voir s'envolé en direction de l'Irlande, où il devait passer, selon le ministre, 45 jours pour une révision technique. Curieusement, l'avion ne retrouve le ciel camerounais que 6 mois après.
A en croire certaines sources, plus d'une semaine après l'arrivée de l'aéronef en Irlande, les travaux qui devait se dérouler dans les ateliers de Shannon Aerospace Limited n'avait toujours pas commencé. Des sources faisaient état de la non-disponibilité de la documentation du constructeur Boeing. L'Etat du Cameroun avait alors introduit les références auprès de Boeing, ci-devant propriétaire. Pour recevoir lesdits documents, le gouvernement devait payer certaines redevances.

Des médias camerounais avaient également évoqué à l'époque les risques de saisie de l'appareil par Corendon Airlines, qui réclamait selon la teneur des documents adressés notamment au liquidateur (le ministre des finances) plus de 225 millions Fcfa de dettes impayées liées à la location du Boeing 767-300. Il avait déjà été immobilisé dans les ateliers de la Cameroon Airlines, à Douala, pendant près d'un an. En janvier 2005, le seul gros porteur de la défunte Camair était tombé en panne à Abidjan, en Côte d'ivoire. Le retour du Dja pourrait augurer de l'accélération dans la mise en place de Camair.co. Ce d'autant plus qu'au mois de septembre dernier, la présidence de la République a saisi de manière officielle le président du conseil d'administration de Camair.co, Philémon Yang pour lui signifier la rétrocession de l'appareil à la compagnie aérienne.

Georges Alain Boyomo

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