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Mar, Mai

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La Rdc arrive en tête avec 33 compagnies aériennes déclarées à risque

Les avions de lignes en provenance des pays africains et asiatiques, opérant dans l’espace communautaire européen, sont soumis à des restrictions de survol et d’atterrissage des tarmacs de l’Union européenne. La liste de l’Oaci qui fait ressortir 270 compagnies aériennes, ignore cependant comme à chaque fois l’Amérique du Sud. Toutefois, précise le rapport de l’Oaci, «l’absence d’une compagnie sur la liste ne veut pas dire qu’elle remplit les standards de sécurité applicables aux transporteurs aériens opérant dans l’espace européen.» Dans cette liste noire dont le nombre de compagnies est passée de 152 à 270, le continent africain arrive en seconde place avec 114 compagnies jugées hors-la loi par l’Oaci. A la lecture du rapport, la Rdc garde le record africain des sociétés de transport aérien ne respectant pas les normes internationales de sécurité aérienne avec 33 compagnies. L’on retrouve aussi dans ce répertoire 18 entreprises angolaises, neuf compagnies béninoises, quatre compagnies congolaises, 10 de Guinée Equatoriale, 11 de Sao Tomé et Principe, 12 du Soudan, six du Gabon et bien d’autres.

L’on retrouve ainsi des sociétés comme la compagnie congolaise Aero Service, qui avait fourni le Casa C212 à bord duquel le milliardaire australien Ken Talbot avait trouvé la mort à la frontière entre le Cameroun et le Congo. Des compagnies aériennes desservant le Cameroun à l’instar de la gabonaise Air Services ou encore de l’équato-guinéenne Ceiba Intercontinental qui entretient plusieurs dessertes sur le continent, figurent également sur cette liste. Comme le précise le rapport, ces compagnies ont toutes reçu la certification des autorités de l’aviation civile de leur pays respectif.
Parmi les compagnies aériennes africaines à risque ne remplissant pas les normes de sécurité internationales, l’on peut citer Air jet et Angola Air service d’Angola, société nouvelle Air Congo, Trans Air Congo du Congo, Ceiba Intercontinental, Guinea Airways, Sudan Airways, Sudanese states aviation Company et des dizaines d’autres sociétés de transport aérien qui ne peuvent, selon le rapport de l’Oaci, exercer leurs droits de trafic qu’en louant des avions auprès des compagnies remplissant les conditions requises pour survoler et atterrir en Europe.

Hors-la loi
Pour une fois, l’Afrique ne détient la palme d’or en termes de nombre de compagnies à risque. Dans ce registre, le rapport révèle que les compagnies aériennes les plus dangereuses sont répertoriées au Kazakhstan. Ce pays caracole en tête avec 55 compagnies suivi de l’Indonésie et des Philippines qui rassemblent chacun 45 transporteurs hors-la loi selon l’Oaci. Le rapport fait également mention de la présence de compagnies à risque au Cambodge, au Suriname, en Afghanistan et au Kyrgyzistan. Ce groupe de pays rassemble à lui seul 156 compagnies aériennes dont les avions sont qualifiés «d’avions poubelles». Au-delà des compagnies, le rapport cible aussi l’état des aéronefs de certaines compagnies qui n’apparaissent pas sur la liste. Les Falcon 50 et 900 de la compagnie gabonaise sont les seuls autorisés à mener des opérations aériennes dans l’espace aérien européen. Toujours dans ce pays, seul le Boeing B-767-200 de Gabon Airlines est autorisé à atterrir dans les aéroports européens. Les trois 777 de la compagnie angolaise Airlines Angola peuvent eux aussi exercer leur droit de trafic dans l’espace aérien européen. Dans ce volet, l’on retrouve des compagnies sud-africaine, iranienne, hollandaise et comorienne ou encore kazakhs.

Pierre Célestin Atangana

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