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Mar, Mai

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Après la sommation du ministre du Commerce intervenue le 25 septembre dernier, et invitant Alucam à prendre sous 72 heures toutes les dispositions devant aboutir à la fin à la pénurie de tôles ondulées, la tempête semble être passée entre les deux parties. "Il y a approvisionnement du marché. Nous avons des listings qui montrent les camions qui sortent de l'usine, et le ministère du commerce reçoit des rapports hebdomadaires. A cette période en 2008, nous avions livré 13 600 tonnes. Actuellement, nous sommes à 13 540 tonnes.


Cela signifie que nous sommes constants. Nous avons un programme qui prévoit des livraisons plus accrues dans les prochains jours, puisqu'on revient tout de même d'une période d'arrêt de l'usine, au cours de laquelle les machines ont été révisées", confie Arnold Frédéric Mouangué, responsable de la communication et du Marketing à Alucam, avant de préciser qu'il "n'y a pas de pénurie".
Un avis qui tranche cependant avec les statistiques du ministère du Commerce, lesquels ont certainement guidé la sommation musclée du ministre Luc Magloire Mbarga Atangana de vendredi dernier, et qui indiquent que entre la première semaine de la reprise des activités à Alucam à la fin du mois d'août dernier après l'arrêt technique, et la semaine écoulée, la production de l'unique pourvoyeur local de matière première pour la fabrication des tôles est passée de 700 à 300 tonnes. Ce qui équivaut à une baisse de la production de plus de 50%.

Consommation locale
Mais à Alucam, où on soutient que la production "est constante" par rapport à l'année dernière, l'on explique la rareté des tôles ondulées sur le marché camerounais depuis quelques mois par les pratiques répréhensibles des distributeurs et des onduleurs. "A mon avis, je pense qu'il y a des distributeurs qui exportent la production destinée à la consommation locale vers des marchés extérieurs plus attractifs. Si la tôle qui coûte par exemple 1000 Fcfa au Cameroun revient à 1500 Fcfa en Guinée Equatoriale, vous comprenez que certains préfèrent vendre chez eux. En plus, nous croyons qu'il y a des distributeurs qui font de la rétention des stocks pour attendre que la fluctuation des prix au niveau international leur soit favorable avant de mettre leur stock en vente. Ce qui peut faire croire qu'il ya pénurie", soutient un responsable d'Alucam.

Des avis que corroborent en partie le directeur du Commerce intérieur au ministère du Commerce. "Alucam ne fabrique que des bobines et les vend aux onduleurs qui en font des tôles. Parfois, entre l'onduleur et le distributeur, il y a des déperditions parce que certains préfèrent aller vers des marchés plus attractifs hors du Cameroun. Nous sommes en train de mettre en place un dispositif pour canaliser les sorties des produits chez les onduleurs, et qui sont destinés à la commercialisation locale. Nous constatons également depuis quelques jours qu'il y a des efforts importants de la part d'Alucam en matière de production", affirme Valentin Mbarga Bihina, qui révèle par ailleurs que comme c'est le cas avec les denrées de première nécessité depuis plusieurs mois, le ministère du Commerce est en train de mettre sur pied des "quincailleries témoins" pour desserrer autour des consommateurs de tôles ondulées l'étreinte de la surenchère induite par la pénurie fictive ou réelle actuellement constatée sur le marché camerounais.

Brice R. Mbodiam

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