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Le constat fait par les responsables du groupe Fadil est clair. Depuis quelque temps, la succession Fadil occupe les manchettes de la presse sans qu’il y ait un nouvel élément qui puisse justifier cet intérêt. Pour les dirigeants de ce holding qui revendique plus d’une dizaine d’entreprises, il s’agit sans doute d’une volonté manifeste de nuire et de déstabiliser un groupe dont la restructuration, enclenchée il y a quelques années, commence à porter des fruits. Dans son édition N° 361 du 11 janvier 2010, L’œil du Sahel titre fort opportunément : « Succession Fadil : comment Bayero Fadil s’est rempli les poches ». Dans un développement qui ne serait pas de tout reproche sur le plan déontologique et éthique, fait observer le conseil du groupe Fadil sous la houlette de Me Jacques Nyemb, l’article essaie de prouver que le président du conseil d’administration du groupe Fadil a fait « main basse sur les avoirs de son défunt père… »

Face à ce qu’ils considèrent comme une « confusion cousue du fil blanc et qui vise avant tout à semer le doute et le trouble dans les esprits, en ternissant l’image d’un groupe agro-industriel en plein expansion grâce à des contrats de partenariat signés avec des partenaires étrangers, il n’est que bon ton de faire à nouveau cette clarification dans la mesure où, comme toute succession qui se respecte, celle de Fadil soulève en son sein des agitations stériles entretenues par des irresponsables tapis dans l’ombre, aux ambitions inavouées », les dirigeants du groupe Fadil ont tenu à apporter des clarifications.

Les faits

Bien avant lE décès de son père, Bayero Fadil reçoit une sommation de l’ex6Bicic (Banque internationale pour le Commerce et l’Industrie du Cameroun) réclamant une dette de 7.386.704.040 F Cfa à feu Alhadji Fadil. L’institution bancaire veut récupérer son argent par tous les moyens de droit. Le président du conseil d’administration du Groupe Fadil recevra un délai de 12 jours pour s’acquitter de cette lourde créance. Première certitude, cette sommation, qui date du 22 janvier 1990, rejette l’idée selon laquelle le défunt père avait laissé un important héritage dans les banques, au vu d’un tel niveau d’endettement. Fort de la confiance paternelle et d’une solide expérience de management acquise au sein des entreprises pionnières du groupe Fadil, Mohamadou Bayero Fadil va se mettre au travail et réussira à éponger cette dette en moins de dix ans.

Le redressement est visible par cette correspondance que lui adresse la Bicec, le 24 avril 2000. Dans une attestation de solde débiteur, la banque écrit : « Attestons par la présente que notre établissement porte sur feu Alhadji Fadil deux chefs de créance résultant du financement de ses activités commerciales dont l’un est à ce jour exigible pour un montant de XAF 1.129. 934.122… En foi de quoi nous délivrons la présente attestation à la succession Fadil, représentée par M. Bayero Mohamadou Fadil, pour servir et valoir ce que de droit.»

 Dette épongée

En réalité, les 1.189.992.881 sur lesquels s’appuie la presse pour justifier son pamphlet son le fruit d’une décision de justice rendue en faveur de la succession Fadil, a-t-on appris. Cet argent a été transféré dans le compte de la succession et a servi à l’entier apurement de la dette citée ci-dessus. Grâce à cette transaction, la Bicec délivre, en date du 05 septembre 2000, une attestation de non redevance en ces termes : « …attestons par la présente que feu El Hadj Fadil n’est plus redevable d’aucune somme envers notre Etablissement à la date d’aujourd’hui, au titre de son compte No 1066-1855. » Et pour clôturer, Mohamadou Bayero Fadil reçoit de la direction juridique et fiscale de la Bicec une lettre de restitution des certificats d’actions en considérant que l’affaire est désormais close.

Il faudrait peut-être mentionner  que de 1993 à 2000, avant la liquidation de la succession, 4 milliards 215 millions francs Cfa avaient été débloqués pour financer les différentes charges liées aux besoins des Fadil : voyages à l’étranger, frais médicaux…etc.

Dans ce contexte soutiennent les dirigeants du groupe Fadil, « ceux qui gesticulent dans l’ombre savent très bien que ces fonds proviennent des recettes générées par le patrimoine et qu’il faudra prendre en compte lorsqu’on fait une évaluation. La volonté de nuire et de détruire qui est l’arme efficace des faibles, dans une affaire qui est déjà close, ne sert plus à rien. C’est dommage si certains esprits diaboliques, partisans de la jouissance facile, ne le comprennent pas et se livrent continuellement dans une entreprise de déstabilisation. Pendant que le chien aboie sans cesse, le groupe Fadil, sous la houlette de son président, poursuit sa croissance en dépit des coups tordus montés par des aigris sans repères en quête de  positionnement ».

Contacté par La Nouvelle Expression, le directeur de publication de L’œil du Sahel, Guibaï Gatama, qui a confirmé la démarche professionnelle adoptée par son journal, déclare que les informations qu’il a publiées sont essentiellement des décisions de la justice au rang desquelles un arrêt de la Cour suprême. De même, il a reconnu s’être appuyé sur des documents de certaines institutions bancaires remettant en cause la qualité d’administrateur unique de Bayero Fadil. Il s’est basé, a-t-il indiqué, uniquement sur les faits juridiques sans tenir compte des préceptes moraux dont fait prévaloir le président du conseil d’administration du groupe Fadil avec qui il a échangé sur le sujet, suite à la parution de l’article incriminé.

 

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