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Mar, Aoû

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S’exprimant face à la presse, le président du patronat, Olivier Behle, dénonce, entre autres l’alourdissement de la pénalité pour déclaration ou paiement tardifs s’agissant des impôts à versement spontané, qui passe de 1,5 à 10% par mois de retard et est plafonnée à 30% de l’impôt dû en principal.

Quel que soit le motif pour lequel l’administration fiscale a opté pour cette mesure, il s’agit d’un net recul par rapport à la logique observée depuis quelques années, constate-t-il, estimant que la déclaration ou le paiement tardif des impôts, y compris ceux à versement spontané, ne résulte pas forcément d’une mauvaise foi du contribuable.

« Dans certains cas en effet, le retard accusé par le contribuable dans la déclaration et le paiement des impôts est dû au non paiement par l’Etat de ses factures et, pire, c’est que l’Etat ne se voit appliquer aucune pénalité malgré les délais généralement longs de règlement des factures à lui adressées ».

S’agissant du Document de stratégie pour la croissance et l’emploi (DSCE), récemment élaboré par le gouvernement, le GICAM, tout en se félicitant de ses « objectifs louables », doute, au regard de l’inertie ambiante, que le pays puisse porter le rythme annuel de l’expansion de l’activité économique de 3,3% actuellement à environ 5,5% sur la période 2010-2020.

Il n’est pas en mesure non plus de ramener le sous-emploi de 75,8% à moins de 50% avec la création de dizaines de milliers d’emplois durables par an, de conduire le taux de pauvreté monétaire de 39,9% en 2007 à 28,7% et de réaliser l’ensemble des Objectifs du millénaire pour le développement (ODM), font remarquer les patrons d’entreprise.

« Autant nous soutenons l’idée d’une vision à long terme pour le Cameroun, autant il importe de comprendre qu’aucun résultat ne peut être atteint sans rupture dans nos processus de décision et de gestion, sans une courageuse amélioration de l’environnement des affaires, sans un secteur privé fort et dynamique et sans une réelle facilitation des investissements privés », estime le président du GICAM.

S’agissant de l’Accord de partenariat économique (APE) entre les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) et l’Union européenne (UE), le patronat camerounais demande le renforcement des capacités et la mise à niveau des entreprises de la sous-région, qui n’est pas possible sans le soutien des bailleurs, l’amélioration de l’environnement des affaires et le soutien de l’Etat.

Il souhaite aussi que la reprise des négociations entre les parties débouche notamment sur un financement satisfaisant du Fonds régional de l’APE (FORAPE), avant tout démarrage effectif du processus de démantèlement tarifaire.

Sur le chapitre de la lutte contre la corruption, le GICAM suggère qu’une loi protège le créancier, l’entreprise ou le maître d’œuvre contre tout retard de paiement de sa facture après exécution de son obligation contractuelle, en fixant des délais globaux de paiement des transactions commerciales ainsi que des marchés publics.

S’agissant de l’intégration régionale, il estime que des mesures fortes sur le court terme aux plans juridique, institutionnel et opérationnel devraient donner une meilleure impulsion à la dynamique communautaire et qu’une capacité minimale d’initiative soit laissée à la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et à la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC).

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