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Mar, Mai

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le président du Groupement interpatronal du Cameroun (GICAM), Olivier Behle a dressé un tableau peu reluisant de l’économie de ce pays,imputant cette situation à la crise rampante qui continue d’affecter ce secteur.

La crise demeure rampante sous plusieurs aspects dans l’économie camerounaise, selon Olivier Behle.

S’exprimant à l’occasion de la 108ème assemblée générale de cet organe, tenue jeudi dernier à Douala, il a affirmé qu’au-delà de cette crise économique et financière conjoncturelle, cette économie a surtout des problèmes structurels.

Les causes de ce marasme, a-t-il indiqué, sont la baisse continue de l’activité industrielle, la dépendance du Cameroun aux importations des produits alimentaires pour la nutrition de sa population, alors que le pays a des atouts pour devenir autosuffisant, pour être exportateur net de produits agricoles et économiser des devises.

Olivier Behle regrette aussi que les exportations soient concentrées sur une poignée de produits.

Evoquant le dernier classement du rapport « Doing Business 2010 » de la Banque mondiale sur le climat des affaires, où le Cameroun pointe au 171è rang sur 183 pays (un recul de 6 rangs par rapport à l’année d’avant), il estime que cette position « ne permet pas de tirer un réel avantage de la reprise économique qui se dessine dans les grandes économies ».

Plus grave, il constate que ni les propositions concrètes faites au gouvernement par le patronat en terme de contribution constructive pour sortir de la crise, ni les mesures préconisées par le Comité ad hoc constitué par le Premier ministre n’ont été appliquées.

Dans le détail, le GICAM indique que le taux de croissance, initialement projeté à 4% pour l’année finissante, est estimé aujourd’hui à 2% contre 2,9% en 2008.

Sur la base de ces données, le patronat s’interroge lourdement « sur la manière par laquelle l’économie nationale pourrait passer d’un taux de croissance d’à peine 2% à un taux de 4% », tel que projeté par le gouvernement.

Sur les douze derniers mois, souligne-t-on, la hausse des prix a atteint 4,1% : un taux largement au-dessus de l’objectif de 3% prescrit par le système de convergence en vigueur au sein de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).

Sur la base d’enquêtes, les échanges commerciaux du Cameroun avec l’étranger ont, au cours des 8 premiers mois de 2009, accusé une dégradation de 203% par rapport à la même période en 2008.

Les finances publiques ont également subi les contrecoups de la crise économique internationale, avec des recettes budgétaires recouvrées à la fin du 1er semestre 2009 en diminution de 16,8%, suite à une chute des recettes pétrolières de 53,9%.

Pour le GICAM, les prévisions budgétaires de 2010 reposent sur quelques paramètres qui semblent hors d’atteinte à savoir un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) de 3,9% et un taux d’inflation de 3%.

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