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Il serait le secrétaire général de la fondation qui devait reprendre le club

Il y a quelques semaines, Bernard Laporte annonçait que grâce au soutien d’une fondation canadienne, la Facem, le stade français allait pouvoir être sauvé. Le club de rugby, qui accusait un déficit de plusieurs millions d’euros, avait en effet reçu des garanties de cette fondation canadienne selon lesquels elle investirait 12 millions d’euros pour permettre au club de repartir du bon pied la saison prochaine.

Mais patatras. Tout s’est écroulé en début de semaine. En effet les garanties et les documents présentés se sont avérés être des faux. La Fondation d’aide au développement économique et social dans le monde (Facem), présidée par Job Ariste, un diacre d’origine haïtienne, et ayant pour secrétaire général un camerounais du nom de Christophe Nyanga, s’est révélée n’être qu’une boîte aux lettres à Montréal !

Selon le journal "Le Parisien", le dénommé Christophe Nyanga avait été placé en garde à vue mardi soir dans le cadre d’une enquête de la brigade de la répression de la délinquance Astucieuse et aux plaintes pour escroqueries déposées par Bernard Laporte et Max Guazzini.

Selon ce dernier qui est le président du stade français, tout avait l’air en règle : "Tout avait l’air en règle, les papiers aux en-têtes d’une banque internationale, les dirigeants que l’on a rencontrés. J’ai vu deux fois Christophe Nyanga, je l’ai même invité pour la finale de Roland-Garros. Ce sont des escrocs, des gens sans fois ni loi qui prennent votre argent en vous souriant. Je préfère encore les braqueurs".

Cependant, à l’annonce du deal entre le stade français et la Facem, de nombreux observateurs s’étaient montrés sceptiques. On peut ainsi citer le titre d’un journal canadien évoquant le sauvetage du stade français : "Un obscur montréalais sauve une équipe de rugby en France". A noter que la commission de contrôle de la ligue de rugby n’y avait vu que du feu (elle avait donné l’autorisation à la Facem de reprendre le Stade français !) et que Bernard Laporte risque de perdre les 150 000 euros qu’il a lui-même investis dans l’opération.

De son côté, Job Ariste, déclarait encore mardi que sa fondation était entrain de finaliser le deal, que l'argent existait sur un compte à Londres et qu'il représentait des investisseurs dont il a refusé de dévoilé le nom. "Nous avons déjà donné les garanties financières. Je ne comprends pas pourquoi les gens paniquent pour rien".

Job Ariste a également déclaré ce mercredi dans les colonnes du journal 20 minutes que c'était de la faute de Bernard Laporte si la situation en était arrivée là : "Jai envoyé en France M. Armand Hugolin Kongo (vice-président de la FACEM). Nous avions convenu d'un rendez-vous avec M. Laporte mercredi matin et quand M. Kongo est arrivé sur place, la Brigade financière l'attendait. Nous avons été piégés par Bernard Laporte".

"On tente de me faire porter un chapeau trop grand pour ma tête. Il faut bien comprendre que les 12 millions ne sont pas à moi, je ne possède pas cette somme. La FACEM non plus. La FACEM est un intermédiaire qui met en relation des investisseurs avec des projets".

GRIOO

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