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Mais où sont donc passés les Kadet Bertin, Alcide Djédjé, Marcel Gossio, Pascal Affi Nguessan, Mamadou Koulibaly, Bohoun Bouabré, Charles Blé Goudé, Ahoua Don Mello, ou encore Paul Yao N'Dré ? Pour la plupart en fuite ou en résidence surveillée, les fidèles de l’ex-président ivoirien se font très discrets. Petit tour d’horizon de l’ex-galaxie Gbagbo.

Kadet Bertin, l’homme invisible

C’est le mystère total concernant l’ex-sécurocrate de Laurent Gbagbo. Neveu du président sortant, il avait la confiance totale de son oncle. Victime d’un grave accident de circulation le 25 mars, il a été soigné à la Polyclinique international Sainte Marie d’Abidjan (PISAM). Il en est sorti peu avant l’offensive générale des Forces républicaine de Côte d’Ivoire (FRCI) sur Abidjan. Et s’est évanoui dans la nature de peur d’être victime de représailles. Une source au sein du Front populaire ivoirien (FPI, ex-parti présidentiel) le dit à l'étranger.

Alcide Djédjé, à l’Onuci ?

Le ministre des Affaires étrangères de « Koudou » était dès le 4 avril au cœur des négociations avec l’ambassadeur de France Jean-Marc Simon pour la reddition de Laurent Gbagbo, après les premiers bombardements de la résidence présidentielle de Cocody. Dans un premier temps, le camp Gbagbo a accusé la France de le séquestrer, avant de le récuser tout simplement. Aux dernières nouvelles, Alcide Djédjé a trouvé protection auprès de l’Onuci à Abidjan. Et il entretient des contacts téléphoniques réguliers avec Guillaume Soro.

Marcel Gossio, dans la nature

Ce cacique de l’ancien régime, ancien directeur du Port autonome d'Abidjan (PAA), était de ceux qui prônait à la résistance économique et à la diversification des partenaires de la Côte d’Ivoire. Depuis des semaines, il avait abandonné ses résidences de Port Boët et de Riviera Bonoumin pour plusieurs planques disséminées dans la capitale économique. Le 31 mars, il été aperçu à l’aéroport d’Abidjan, accompagnant sa femme et ses enfants. Mais il n’aurait pas pu embarquer car Laurent Gbagbo avait exigé que les huiles du régime aient son autorisation expresse pour sortir du pays. Aux dernières nouvelles, Marcel Gossio serait toujours en Côte d’Ivoire. Il a eu un contact téléphonique le 12 avril avec Hamed Bakayoko, le ministre de l’Intérieur du gouvernement de Guillaume Soro.

Pascal Affi Nguessan, en résidence surveillée ?

Le président du Front populaire ivoirien (FPI) a fait sa dernière apparition publique le 26 mars, au cours d’un rassemblement des « patriotes » à la Place de la République, au Plateau, près du palais présidentiel, où il a fait le procès de la communauté internationale. Après, il a abandonné sa luxueuse résidence du quartier chic de Riviera Beverly Hills pour se réfugier chez un de ses proches. Puis, quand Affi N’Guessan a senti le vent tourner définitivement, il serait allé se refugier sur la base militaire française de Port-Bouët, près de l’aéroport international d’Abidjan. La rumeur de sa présence dans la base française a suscité la colère des populations de la zone sud d’Abidjan qui ont voulu prendre le camp d’assaut pour le lyncher. Ce qui pourrait expliquer que les Français disent dorénavant ne pas savoir où il se trouve. Il pourrait aussi se trouver à l'Hôtel la Pergolaise, avec Ahoua Don Mello, dans le sud d'Abidjan (voir ci-dessous).

Mamadou Koulibaly, réfugié au Ghana

Le président de l’Assemblée nationale, dauphin constitutionnel de Laurent Gbagbo vivait en permanence à Accra auprès de sa famille depuis 2006. Ses fortes dissensions avec certains barons du régime peu scrupuleux l’éloignaient de Laurent Gbagbo. Le 23 mars, ce dernier l’a convoqué à Abidjan pour avoir son opinion sur le discours à la nation qu’il préparait pour le 24 mars au soir. Mais, le discours n’a jamais lieu, à cause des réserves de Koulibaly. Lui aussi déserte sa résidence officielle située en face de celle de Laurent Gbagbo, dans le quartier de Cocody Ambassades, pour le Ghana, d’où il aurait suivi la chute de son ex-mentor.

Bohoun Bouabré,  "Petit Paul" a de la chance

C’est l’un des plus chanceux des barons de l’ancien-régime. En mission à l’extérieur peu avant l’offensive des forces pro-Ouattara, l’ancien ministre du Plan Paul-Antoine Bohoun Bouabré n’a pas eu le privilège d’assister au siège de la résidence présidentielle de Cocody Ambassades. On l’aurait aperçu à Lomé au Togo au cours des dernières semaines. Mais il serait aujourd’hui en Israël.

Charles Blé Goudé, en cavale

Ce natif de Guiberoua près de Gagnoa (centre ouest) est le roi du camouflage. Une pratique qu’il maîtrise depuis ses années universitaires, quant il dirigeait encore la Fédération scolaire et universitaire de Côte d’Ivoire (FESCI). Le « général » de la jeunesse pro-Gbagbo a disparu des écrans radar dès le déclenchement des hostilités à Abidjan. Le camp du président sortant l’a accusé d’être un lâche, car il « est rentré en brousse » (expression ivoirienne signifiant qu’il n’a plus donné de nouvelles) au moment où le régime avait le plus besoin de lui. « Zadi Gbapê Grégoire Premier », son surnom dans les cercles « patriotiques » se serait rendu à Dabou, en pays Adioukro à une cinquantaine de kilomètres d’Abidjan. Mais selon une source au sein du FPI, il se serait réfugié à l’étranger... Et selon le gouvernement Ouattara, qui avait d'abord annoncé l'avoir arrêté avant que l'information ne soit démentie par l'ONU, il aurait été localisé dans le sud d'Abidjan et pourrait être prochainement interpellé.

Ahoua Don Mello, avec Affi ?

Le porte parole très en verve du gouvernement Gbagbo a préféré ne pas se refugié à la résidence présidentielle de Cocody. Il s’est trouvé plusieurs cachettes à Abidjan comme son mentor Affi N’Guessan. Juste avant la capture de Laurent Gbagbo, il aurait trouvé refuge sur la base militaire française de Port-Bouët. Puis, selon l'Onuci, il se serait rendu avec Affi Nguessan à l'Hôtel la Pergolaise, dans le sud d'Abidjan (zone 4), où logent de nombreux officiers des Casques bleus et de Licorne.

Paul Yao N'Dré alias "Pablo", l’homme traqué

Le président du Conseil Constitutionnel s’était mis au vert dès le 21 mars après avoir baptisé la 49e promotion de l’École nationale d’administration (ENA) qui porte son nom. Il s’est réfugié dans sa ville natale de Divo, où il était le Président du conseil départemental avant sa nomination à la présidence du Conseil constitutionnel. Aujourd’hui, il est recherché activement pour investir Alassane Ouattara.

Jeune Afrique

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