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L’année 2009 se termine ainsi par une faiblesse généralisée de l’activité économique dans la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Ceci, à cause de la propagation des effets de la crise internationale dans les économies des pays membres. Ce ralentissement qui était déjà prévisible, au regard de certains indicateurs publiés à mi-parcours par certains organismes spécialisés, a été confirmé ce 17 décembre 2009 par le Cpm, au cours de sa 4e et dernière réunion ordinaire de l’année présidée par Philibert Andzembe, son président statutaire. Ainsi, apprend-on, l’activité économique « enregistrerait un taux de croissance estimé à 2,4%, contre 4,1 en 2008 ». Par ailleurs, souligne le gouverneur de la Beac, « les tensions inflationnistes se replieraient à 4% environ, comparé à 5,9 en 2008, en relation avec le reflux des prix mondiaux ».

Quant aux comptes budgétaires et extérieurs, le président du Cpm indique qu’ « ils se dégraderaient et le taux de couverture extérieure de la monnaie demeurait confortable autour de 100% ». Dans l’ensemble donc, la situation économique de la sous région n’a pas été bonne du tout en 2009. «La crise est responsable pour l’essentiel de cette triste situation. Quand il y a eu crise, certains Etats ont abandonné les investissements », décrypte Philibert Andzembe qui reste cependant optimiste. Au regard des perspectives d’évolution de l’économie mondiale qui confirment la reprise de l’activité économique mondiale, bien qu’étant encore timide. L’économie de la sous-région étant tributaire en majeure partie de cette dernière, on annonce un léger mieux l’année prochaine dans la zone Cemac. En effet, d’après le Cpm, les perspectives de 2010 laissent entrevoir un raffermissement de la croissance de l’ordre de 4% et la poursuite du recul des tensions inflationnistes vers la norme communautaire de 3%.

Grandes décisions

Au regard de ces perspectives prometteuses et après examen de la balance des risques pesant sur la stabilité monétaire et financière, le Cpm a décidé de maintenir inchangées ses principales mesures pesant sur les Etats et les établissements de crédit. Il s’agit des conditions d’intervention de la Beac, des taux d’intérêt sur les placements publics et les cœfficients de réserves obligatoires et le taux de rémunération des réserves. « C’est une manière pour nous de soutenir la reprise. Nous avons jugé nécessaire de ne pas déranger les économies en croissance. Cette croissance doit continuer à se renforcer en 2010 », justifie Philibert Andzembe. Ce dernier, est abondamment revenu sur ce sujet au cours de la traditionnelle conférence de presse sanctionnant la fin des travaux à huit clos.

Au menu des échanges également, les réserves de change, l’avant-projet de règlement Cemac portant sur diverses dispositions relatives à la publication des conditions de banque, à la détermination du Taux effectif global (Teg) et à l’usure dans la sous région et le projet d’émission des titres publics à souscription libre dans la Ceamc.  Parlant des réserves de change, le Cpm a confirmé le principe de la mise en place d’un portefeuille d’investissement au sein de la salle des marchés. Sur le 2e point, le Cpm a prescrit des orientations en vue de l’enrichissement de ce texte, et de sa présentation « dans les meilleurs délais aux organes de décision de la banque ».


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