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Mer, Nov

International

Les rebelles tuent un homme et enlèvent 3 enfants. L’attaque a eu lieu hier à 12 km de Gbiti dans la localité de Béké.

La nouvelle de cette attaque a été annoncée hier 25 novembre à 14h par les forces de défense en faction au dernier check point avant Gbiti, où les affrontements ont eu lei il y a quelques jours entres des hommes armés venus de Centrafrique et les éléments de l’armée régulière camerounaise. Le reporter de La Nouvelle Expression à bord d’un taxi brousse est intercepté par des militaires quelque peu troublés par l’information qui circule depuis une heure dans la contrée. «Soyez prudents, ils ne sont pas loin, ils viennent encore d’attaquer à Béké chantier.

Ils ont trouvé un homme au champs avec ses enfants: ses 3 enfants ont été fait otages et lui-même a été tué», précise l’un des  chefs de la patrouille de l’armée de terre camerounaise. Et de poursuivre : «c’est l’un de ses enfants qui, embusqué  non loin du théâtre des opérations, a vécu la scène et est venu nous signaler. Nous attendons le renfort du BIR pour les rattraper.» Au carrefour Boubara, la même information est confirmée par des gendarmes qui disent ne pas comprendre ce que ces gens veulent.

 

BEKE est un petit village de creuseurs d’or situé non loin de la base des rebelles à 20 km en territoire centrafricain. «Poussés par la famine, ils traversent par des multiples pistes pour nous attaquer», explique un villageois de Boubara, à 12 km du lieu d l’attaque. Cette attaque survient une semaine après celle de Gbiti (70 km de Batouri, le chef lieu du département de la Kadey, 350 km de Bertoua, la capitale région du soleil levant) qui a fait des victimes dans les deux camps la semaine dernière.

«La riposte honorable de nos soldats a permis de redonner espoir aux populations mais hélas, pour peu de temps. Comme quoi, avec ces rebelles, il ne faut pas baisser la garde», commente un officier des forces armées camerounaises, gonflé à bloc. Dans la région de l’Est, c’est l’alerte générale chez les responsables administratifs et dans les rangs des forces de sécurité nationale qui sont sur les dents.

Au moment d mettre sous presse, il était difficile d’en savoir plus sur la situation sur le terrain ; les déplacements entre les localités proches de Beke étant rendus presque impossible, à cause de l’insécurité ambiante.

© La Nouvelle Expression : Benjamin Essam

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