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La présidence vient par ailleurs de signifier au Pca de Camair.co la rétrocession de ce Boeing à cette compagnie aérienne.

Dimanche 21 juin dernier, le Boeing 767-300, baptisé le Dja, s'envolait de l'aéroport international de Douala à destination de l'Irlande pour une révision technique. La scène avait été vécue comme un événement majeur sous les regards de nombreux curieux mais aussi du ministre des Finances, Essimi Menye. Un délai de 45 jours maximum avait été avancé pour le retour au Cameroun de l'appareil. Plus de deux mois après ce départ et donc largement après les 45 jours prévus, l'avion n'a toujours pas pris le chemin inverse. Et se trouve toujours dans les ateliers de Shannon Aeropace Limited. Pourquoi donc ce séjour prolongé en Irlande ? Selon nos sources au sein du conseil d'administration de Camair.co, l'avion aurait dû sortir des ateliers le 18 août dernier.

Mais d'après des informations fournies par des experts camerounais qui se sont récemment rendus sur place en Irlande, "des retouches doivent être apportées à ce qui avait déjà été fait". Sans grande précision sur la qualité du travail supplémentaire qui impose ce retard, notre source soutient que l'information est connue depuis quelques jours au terme d'une réunion tenue au ministère des Transports à laquelle prenait part l'administrateur délégué de Camair.co, Paul Alain Mendouga. Notre source précise par ailleurs que la présidence de la République vient de saisir, de manière officielle, le président du conseil d'administration de Camair.co, le Premier ministre Philémon Yang (puisqu'il n'a pas encore été remplacé) pour lui signifier la rétrocession de l'appareil à la compagnie aérienne. Une démarche qui permet enfin de couper court à des informations qui annonçaient la mise à la disposition du président de la République de ce Boeing 767-300 à son retour de cette révision technique.

Inquiétudes
En plus des travaux supplémentaires qui sont à effectuer sur le Dja, d'autres inquiétudes sont actuellement partagées au sein de l'équipe dirigeante de Camair.co. Il s'agit en effet de comprendre comment sera géré cet appareil, s'il doit revenir au Cameroun pour ne pas être aussitôt mis en circulation et donc resté une fois de plus cloué au sol. Des inquiétudes qui se fondent notamment sur le processus de recrutement du personnel de la compagnie qui n'a pas encore connu son aboutissement. D'après les avis de recrutement lancés, la Camairco est à la recherche de 443 employés. Il s'agit de 30 pilotes, dont 15 commandants de bord et 15 copilotes ; de 75 personnels naviguant; 70 employés pour l'exploitation au sol ; 82 agents de maintenance ; 76 commerciaux ; 75 personnels administratifs et financiers ; 19 informaticiens et 16 agents de sûreté. Les dossiers de candidatures étaient attendus au plus tard le 31 juillet 2009.

La nouvelle compagnie n'a pas simplement raté le rendez-vous avec le délai fixé mais a déjà, par la même occasion, perdu l'un des grands moments de ses activités. Contrairement au pari que s'étaient fixé les autorités, Camair.co ne transportera donc pas les pèlerins musulmans cette année, même si les départs sont programmés du 1er au 8 novembre et le retour s'étale du 5 au 13 décembre 2009. L'absence d'une compagnie nationale pouvant transporter les Camerounais avait contraint, en 2008, les autorités camerounaises à louer les services d'une compagnie étrangère, Air Niamey, dont l'insuffisance d'une flotte adéquate n'a pas permis le départ et le retour à temps des pèlerins. Cette année, la commission table sur 3.500 candidats pour le départ à La Mecque. Et pour anticiper sur les problèmes de transport, la commission nationale a d'ores et déjà sollicité les services de deux compagnies aériennes, Sata Internacional (portugaise) et Privilege Style (espagnole).

Lazare Kolyang mutations

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