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Après le cas Obiang Nguema Mbazogo et compagnie de la Guinée équatoriale, la chasse aux biens mal acquis par les affidées de l'ancien président sénégalais est ouverte en France, depuis décembre dernier. C'est à la suite d'une plainte déposée par le Sénégal indexant les anciens affidés du régime d'Abdoulaye Wade. Ils sont de manière générale accusés de « recel de détournement de fonds publics, recel d'abus de biens sociaux et corruption.» En effet, le nouveau régime sénégalais suspecte Wade et certains de ses proches collaborateurs de malversation du temps qu'ils étaient aux affaires. Selon les autorités de Dakar, ces présumés prévaricateurs ont acquis des biens immobiliers en France, notamment, en se servant des fonds du contribuable détournés. Dans cette vaste campagne contre les criminels économiques, Karim Wade, le fils de l'ex-président et ancien ministre jusqu'à la défaite de son père face à Macky Sall aux élections de mars 2012, est présenté comme le premier suspect. Pour l'instant, deux sociétés civiles immobilières gérées par Syndiély, la fille de l'ex-président sont dans les filets des enquêteurs. Mais, du côté de la défense, on clame haut et fort que ces biens luxueux ont été acquis de manière transparente. 

Les plus dépités parlent d'une chasse aux sourcières lancée par Macky Sall. Parallèlement, à la demande de la Cour de répression de l'enrichissement illicite (Crei), des poursuites judiciaires ont été lancées dans le pays contre les personnes soupçonnées d'acte de corruption au temps de Wade. Cette initiative est bien encouragée par l'Elysée. Depuis le mois de novembre 2012, Karim Wade, l'ancien «super ministre» de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l'Energie doté de colossaux budgets, a fait l'objet de 6 interrogatoires dans les locaux de la gendarmerie à Dakar. Il a passé 15 heures d'interrogatoire dans la seule journée du 22 novembre. Et depuis le 15 du même mois, l'ancien conseiller du président père est interdit de sortie du territoire sénégalais. Dans cette lutte sans merci contre l'enrichissement illicite, selon les autorités sénégalaises déterminées à faire rendre gorge aux détrousseurs du Trésor public, les demandes d'entraide judiciaire transmises à plusieurs pays occidentaux seraient en voie d'aboutir dans les mois à venir.

© Pierre Amougou  La Météo

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