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La nouvelle du départ de Brian Rich de la tête de la société AES Sonel est tombée jeudi 22 octobre. Le directeur général a aussitôt quitté le pays après avoir dirigé l’entreprise pendant 13 mois. Jusqu’à sa nomination par le conseil d’administration le 19 septembre 2008, l’intéressé occupait les fonctions de directeur du contrôle financier de la société. Son successeur sera connu au cours du conseil d’administration qui, en principe, devrait se tenir à Paris la semaine prochaine. En attendant, selon un communiqué officiel de l’entreprise parvenue à la rédaction de Mutations, le président de la région amérique latine, Andrew Vesey a désigné à titre intérimaire, l’intérim Jean David Bilé, parti de la direction générale le 19 septembre 2008. M. Bilé reçoit la responsabilité opérationnelle du groupe dans l’ensemble de la région Afrique. Avant cette désignation, Jean David Bilé occupait le poste de président de Aes African power company (Aes Apco). Après qu’il a vu sa gestion sanctionnée par un satisfecit général.

Sur les circonstances de son départ soudain de la tête de la société, les responsables de AES Sonel ne souhaitent pas pour l’instant communiquer sur cette affaire. Dans la maison, certains ouvriers évoquent sous anonymat sa gestion cavalière des ressources humaines. Ces derniers indiquent que celui qui est aujourd’hui l’ex-Dg, a réussi l’exploit de s’aliéner le soutien de tous les partenaires. L’on se souvient que ces derniers mois, les relations entre la direction générale de AES Sonel et le gouvernement étaient devenues exécrables, suite à de multiples désaccords. En janvier 2009, un conflit avait opposé les entreprises locales de transit à la société de production, de distribution et de commercialisation de l’énergie électrique au Cameroun.
Celles-ci reprochaient à AES Sonel de vouloir leur retirer des parts de marchés dans l‘activité de transit, que la société avait décidé d’accorder aux multinationales. Les entreprises locales invoquaient à cette période les garanties contenues dans le cahier de charges remis à AES Sonel par le gouvernement. Dans une requête, une dizaine de transitaires locaux trouvaient la décision de Brian Rich arbitraire, sous prétexte qu’elle violait la politique de relance économique du chef de l’Etat.

Par la même occasion, ils rappelaient qu’elle s’inscrit en marge des dispositions contenues dans le cahier de charge et des conventions signées avec l’Etat du Cameroun qui instruisent l’implication des opérateurs économiques locaux dans les phases d’exécution des projets lors du contrat de concession.
D’après certaines indiscrétions, ni les rappels à l’ordre du ministre de l’Energie et de l’eau encore moins ceux du Premier ministre n’avaient réussi à infléchir les positions de Brian Rich, que les milieux d’affaires trouvaient marginales, au regard de la mise à l’écart programmée des entreprises locales. Arrivé à la tête de la société à 42 ans avec un programme ambitieux, l’homme qui avait déclaré avoir travaillé dans des pays plus difficiles que le Cameroun, envisageait quelques semaines après son arrivée, l’instauration sur l’ensemble du territoire d’un nouveau système de facturation. Tout comme la construction de la centrale à fuel lourd de Kribi, et la mise en service cette année de la centrale thermique de Yassa. Après huit années d’existence, la société AES Sonel vient de voir son quatrième directeur général claquer la porte.

Pierre Célestin Atangana

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