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Mar, Oct

Economie
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Capitalisée par l’Etat du Cameroun, la compagnie aérienne nationale lance un plan de restructuration. Les financements publics hypothéqués

Ils sont nombreux au sein de la compagnie nationale de transport aérien à croiser les doigts. Au terme du Conseil d’administration qui s’est tenu le 27 novembre 2013 à l’hôtel Sawa de Douala, l’état des lieux de la compagnie a été abordé et des perspectives se dessinent. Quoique fermée à la presse, la session qui s’est déroulée sur près d’une dizaine d’heure a planché sur la situation sociale et financière de l’entreprise. Il en ressort, de sources introduites, que la compagnie devra se séparer de certains de ses personnels dans un avenir proche. Sur la même lancée, de nombreux employés détenteurs de faux diplômes sont en ligne de mire. Tout comme l’une des priorités de l’équipe managériale devra être le recrutement d’un nouveau directeur commercial.

Outre la compression des effectifs, le conseil d’administration de la Camair-Co entend revoir l’organigramme de l’entreprise. Sous cape, un membre du conseil fait remarquer que «l’organigramme actuel présente des incohérences qui ne favorisent pas une lecture claire des prérogatives des uns et des autres.» La même source indique ainsi la suppression de certains postes. Tout comme, des sources concordantes font état d’un audit dont les résultats sont attendus par la plus haute autorité de l’Etat. Aucune de nos sources n’assume officiellement cette information qui circule pourtant dans les couloirs. Toutefois, des versions concordantes font état d’une échéance de six mois accordée par le gouvernement au staff managérial pour plus de rentabilité.

La réticence du gouvernement à refinancer la compagnie nationale de transport aérien intervient au moment où la compagnie fait front à un lourd endettement. A la lecture des données disponibles, l’Etat y aurait investis pas moins de 80 milliards Fcfa depuis la création de l’entreprise. Des investissements sans retombées perceptibles puisque la compagnie présente des pertes estimées à 45 milliards Fcfa. Approchée, la direction de l’entreprise n’a répondu à aucune sollicitation. Dans la boîte, des sources crédibles indiquent que l’Etat octroie 8 milliards Fcfa par mois à la Camair-Co en termes de subvention mensuelle.

Dans les faits, l’entreprise serait débitrice de pas moins de 4 milliards Fcfa à l’Autorité aéronautique et un peu plus de 3 milliards aux Aéroports du Cameroun (Adc). Dans le même temps, l’Asecna réclame près d’un milliard de Fcfa à la Camair-Co. Des dettes estimées au moment de la fin de l’exercice 2012.

C’est que le ratio effectifs-flotte de la Camair-Co parle de lui-même. Pour près 520 employés, la Camair-Co compte trois avions. Une flotte qui de l’aveu même de la compagnie fait un taux de remplissage de 50%. Une situation sur laquelle des membres de la commission des finances lors de la session parlementaire de décembre 2012, avaient focalisé une particulière attention.

© Joseph OLINGA N. : Le Messager

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