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Mer, Oct

Economie
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La réflexion a duré le temps d'une journée entre les responsables des entreprises pétrolières et ceux du ministère de l'Emploi et de la Formation professionnelle (Minefop). Premier terrain de consensus: la création des centres de formation professionnelle pour former aux métiers du secteur. «Les formations se feront sur la base des besoins exprimés par les entreprises. Ce qui implique que les entreprises s'engagent à utiliser plus de main d'œuvre locale», confie un participant aux échanges à huis clos qui ont suivi la cérémonie d'ouverture par le ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, Zacharie Perevet, vendredi dernier à Yaoundé.

Si les perspectives sont bonnes en termes d'emplois dans le secteur pétrolier, la préoccupation majeure demeure celle du manque de compétences. «C'est un secteur très technique où il faut une bonne ressource humaine. D'après le diagnostic que nous avons fait, il y a beaucoup d'expatriés dans ce secteur», a relevé Zacharie Perevet. Mais, ajoute-t-il, «il ne suffit pas de former des cadres supérieurs. Notre souci, ce sont les techniciens supérieurs. Nous avons assez de cadres, il y a aussi des manœuvres. Mais, entre les deux, il manque du personnel. Et c'est ce personnel-là, qui conduit l'action dans ce secteur».

Les contrôles menés par les missions de régulation du Minefop ont entre autres, permis de constater dans le secteur, l'utilisation d'une main d'œuvre expatriée, en violation de la réglementation. De plus, il y a une opacité de l'information à l'origine de la non-maîtrise des données sur la main d'œuvre employée, les besoins en personnel, les canaux et les périodes de recrutement.

Les centres de formation professionnelle que les opérateurs du secteur veulent voir émerger viendront compléter l'offre en formation existante. Il s'agit de l'Ecole de géologie et d'exploitation minière de Meiganga déjà opérationnelle et l'Institut des mines et des industries pétrolières de Maroua. La concertation qui a commencé avec le secteur pétrolier va s'élargir aux autres domaines d'activités. L'objectif du gouvernement étant de lutter contre le chômage des jeunes et inverser la tendance des chiffres.

D'après les résultats de la deuxième enquête sur l'emploi et les secteurs informels publiés par l'Institut national de la statistique, les jeunes (15-34 ans) représentent 34,3% de l'ensemble de la population. D'après le Bureau international du travail, le taux de chômage des jeunes est plus élevé, soit 6,0% que celui de l'ensemble de la population (3,8%).

© Josiane TCHAKOUNTE : Cameroon Tribune

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