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Mar, Aoû

Economie
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Pendant que l’équipe d’Alex Van Elk enregistre ses premières grosses bourdes, certains membres du gouvernement affichent leur désamour pour la compagnie nationale. 28 mars 2011- 28 avril 2011. Voilà un mois que la Cameroon airlines corportaion (Camair-co) a effectué son vol inaugural. Les Camerounais ont retrouvé avec joie leur compagnie de transport aérien, cinq ans après la mort de la Camair, avec l’espoir de voir cette nouvelle entreprise incarner, à sa façon et indéfiniment, notre souveraineté nationale. Bien plus qu’un objet de fierté individuelle pour chaque citoyen, à travers le monde, le retour du Cameroun dans le ciel africain traduit la volonté du gouvernement à engager résolument le pays sur la voie de l’émergence. Mieux, un acte concret de la mise en œuvre de la politique des grandes ambitions prônée par le président Paul Biya.

Mais, 30 jours après, l’étoile du Cameroun a du mal à briller dans l’univers très concurrentiel du transport aérien. En plus des difficultés qu’elle éprouve à convaincre une clientèle de plus en plus capricieuse, l’entreprise a laissé entrevoir quelques signes notables d’un amateurisme certain. En effet, des sources crédibles font état de ce que le, samedi 16 avril dernier, le Dja (Boeing 767-300) qui devait rallier l’aéroport de Roissy Charles de Gaule à Paris, a dû rebrousser chemin, 30 minutes après le décollage de l’aéroport de Nsimalen.

Selon nos informations, la Camair-co ne disposerait pas d’un mécanicien de piste assez compétent qui aurait pu constater qu’une valve avait été laissée ouverte au niveau du circuit de réfrigération. C’est un mécanicien d’Air France, appelé à la rescousse, qui aurait, nous apprend-t-on, corrigé la panne. Les mêmes sources nous renseignent que quelques jours après cet incident technique, deux autres vols à destination de Paris ont été purement et simplement annulés à cause d’un problème au niveau de la pneumatique.

Toutes choses qui pourraient fortement écorner l’image de la compagnie, nuire à sa crédibilité, et par conséquent, plomber les efforts de l’Etat qui n’a lésiné sur aucun moyen pour permettre à la Camair-co de tutoyer les compagnies aériennes qui avaient jusque-là le monopole de la destination Cameroun. L’entreprise aurait ainsi bénéficié d’une subvention de plus de 22 milliards de francs issus de l’enveloppe relative à l’emprunt obligataire. Ce qui devrait lui permettre de faire face aux premières difficultés liées au démarrage de ses activités.

Mais les pouvoirs publics ont-ils trouvé les ressources humaines qu’il fallait pour conduire un tel projet ? Difficile aujourd’hui d’accorder du crédit à l’équipe conduite par Alex Van Elk, eu égard aux nombreux couacs qui ont suivi le vol inaugural du 28 mars dernier. Bien qu’ayant défini son plan d’action dans la durée, le Dg de la Camair-co n’a, jusqu’ici, pas apporté des gages de réussite pouvant démentir les critiques acerbes de certains professionnels du transport aérien.

A ce propos, le président du Syndicat des travailleurs des transports aériens relevait, il y a quelques jours, dans nos colonnes que « Van Elk est du contrôle aérien, il n’est pas du transport proprement dit. Il n’a aucune réputation de grand manager. C’est au Cameroun qu’on lui a fabriqué le C.V que vous lisez aujourd’hui ». Eyango Njong est convaincu de ce que la pléthore d’étrangers qui occupent les principaux postes de responsabilité dans l’entreprise n’ont pas l’expertise nécessaire, et la fibre patriotique indispensable pour épargner notre compagnie de la banqueroute.
Doit-on alors croiser les bras et se fier à ce discours pessimiste ? Que non ! Le succès de la Camair-co ne saurait être l’affaire des dirigeants seuls de la Compagnie. Les Camerounais de tous bords doivent se sentir concernés par le rayonnement de ce patrimoine national, en commençant par nos hauts fonctionnaires, notamment les membres du gouvernement qui sont tenus de respecter les clauses de la convention de partenariat signé entre l’Etat et la Camair-co.

Le préambule de ladite convention indique précisément que : « Compte tenu des facilités que Cameroun airlines corporation offre à l’Etat-client, le gouvernement a porté sa préférence sur cette compagnie pour le transport du fret, du mail et des agents publics et assimilés, en déplacement officiel ainsi que ceux des démembrements de l’Etat ». Mais, l’attitude de certains ministres, qui affichent clairement leur désintérêt pour les avions de la Camair-co, n’est pas de nature à rassurer une opinion qui assimile toujours la nouvelle compagnie à « Air peut-être »

© camnews24.net : Ive TSOPGUE
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