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20
Mar, Aoû

Economie
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Quand on voit la mauvaise qualité de certains travaux réalisés par des entreprises ayant été retenues à l'issue d'une sélection, on se demande comment elles ont pu s'imposer dans un processus pourtant concurrentiel. 

Plusieurs enquêtes de terrain ont montré que certains soumissionnaires se livrent à des pratiques peu orthodoxes pour gagner un marché. En effet, l'Agence de Régulation des Marchés Publics (ARMP) vient d'identifier un procédé de fraude pratiqué par certains candidats aux consultations lancées par l'Etat et qui biaisent leur juste attribution. Dans un communiqué publié hier dans nos colonnes, le Directeur Général de l'ARMP, Joseph Ngo, relève pour le déplorer la présence de faux documents dans les offres des soumissionnaires. Une pratique qui, d'après le haut responsable, «a tendance à se systématiser». Pour illustrer son propos, Joseph Ngo révèle que pour l'exercice 2011, sur un échantillon de 32 519 offres vérifiées, l'ARMP a décelé 30% de fausses attestations de non-faillite ; 14% de fausses cautions bancaires ; 12% de fausses attestations pour soumission CNPS ; 11% de faux registres de commerce. Le DG de l'ARMP ajoute que face à la recrudescence de ces mauvaises pratiques et dans le but d'éradiquer tous les actes malveillants de cette nature, susceptibles de porter un préjudice grave à la performance et à la crédibilité du système camerounais des marchés publics, un numéro hors-série du Journal des Marchés Publics a paru le 11 mars dernier. Le document contient la liste (raisons sociales et adresses) des 566 soumissionnaires ayant fourni de faux documents dans leurs offres. Les fraudeurs restent passibles de suspension de toute participation à la commande publique, sans préjudice des poursuites judiciaires pouvant être engagées à leur encontre.

© Rousseau-Joël FOUTE :  Cameroon Tribune

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