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Economie
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Libreville a désigné mardi son chef de l'Etat par intérim, la présidente du Sénat Rose Francine Rogombé, qui a prêté serment et pris ses fonctions ce mercredi dans le strict respect de la voie constitutionnelle après le décès en Espagne d'Omar Bongo Ondimba. Rose Francine Rogombé a pour mission de conduire le pays jusqu'à l'organisation, dans les 45 jours au plus tard, d'un scrutin présidentiel auquel elle ne pourra participer.

La cérémonie a eu lieu à 11 heures locales à la cité de la Démocratie. Rose Francine Rogombé a prêté serment devant la Cour constitutionnelle et les deux bureaux du Sénat et de l’Assemblée nationale.

En janvier 2006, c’est dans cette même salle que le président Bongo avait prêté serment pour son dernier mandat, qui devait s’achever en 2012. La cérémonie de ce matin est un grand symbole.

En 49 ans d’indépendance du Gabon, Madame Rogombé, deviendra le troisième président de la République. Cependant, elle n’a que trente jours, au minimum, quarante-cinq au plus, à passer à la tête de l'Etat. Son carnet de route est clair : organiser les obsèques du président défunt, et surtout organiser l’élection présidentielle, à laquelle elle ne pourra pas être candidate. C’est donc une véritable course contre la montre qui commence aujourd’hui

 

Rose Francine Rogombé, portrait

La femme qui est devenue, ce mercredi matin, présidente de la République gabonaise est une personnalité de second plan mais ce n'est pas pour autant une personnalité sans relief. A 66 ans, Rose Francine Rogombé connaît à la fois les arcanes du parti fondé par Omar Bongo, le PDG (le Parti démocratique gabonais), et ceux du pouvoir ; elle fut plusieurs fois secrétaire d'Etat entre 1975 et 1990, avant d'être élue à la tête du Sénat en février dernier.

Native de Lambaréné, férue de religion, elle a obtenu une licence de théologie en 2007. Mais Rose Francine Rogombé est surtout une juriste réputée. Première magistrate gabonaise, elle est devenue avec le temps une spécialiste du droit constitutionnel. Après son élection à la tête du Sénat elle confiait ne vouloir qu'une chose, le respect de la Constitution. Un credo qui prend un relief particulier en cette période de transition où elle conduira le pays jusqu'à l'élection présidentielle.

Celle qui doit en grande partie sa carrière à ses deux pères spirituels, Omar Bongo et Georges Rawiri, l'ancien président du Sénat, n'a sans doute pas été une actrice majeure de la vie politique gabonaise de ces dernières années. Mais cette discrétion et cette relative neutralité seront peut-être demain ses meilleurs atouts.

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