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Mar, Oct

Economie
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Organisé par la représentation du Bureau International du Travail (BIT) au Cameroun, une soixantaine de participants a pris part à l'atelier d'analyses statistiques à l'appui des entraves à l'amélioration du climat des affaires dans notre pays, et des solutions pour y remédier. Il visait principalement à obtenir les avis et suggestions des entreprises de notre pays, membres du Groupement Inter patronal du Cameroun (GICAM), ainsi que celles d'autres opérateurs économiques sur les réformes en vue d'une amélioration de l'environnement des affaires au Cameroun. 

500 entreprises consultées 

Le BIT était représenté par Francis Sanzouago et Mario Berrios Venus de Genève en Suisse, puis par Aminata Maiga du Bureau de Yaoundé ainsi quetancina Traoré. Le programme de l'atelier de Douala prévoyait une présentation du contexte, des objectifs et des résultats issus d'une étude menée par le BIT puis, l'adoption des résolutions de l'atelier après des travaux de groupes. 

L'étude du BIT, menée auprès de 500 entreprises camerounaises de mars à juillet 2012, révèle une constance quant à l'impact de certains facteurs exogènes freinant leurs activités et leur compétitivité. Les petites, moyennes et grandes entreprises mais également le secteur primaire et industriel étaient concernés. Les délestages et coupures de courant, les tracasseries administratives et le difficile accès au financement constituent les entraves majeures à la croissance des industries. D'autres facteurs ont pourtant été décelés. Il s'agit pêle-mêle de la corruption, des dysfonctionnements du système judiciaire, la fiscalité directe et indirecte, l'insécurité et la concurrence déloyale. 

Un système judiciaire décrié 

Des barrières liées au cadre réglementaire ont permis à Mario Berrios d'affirmer que le Cameroun doit jouer un rôle de leadership sous régional dans l'adoption des réformes et la simplification de son cadre réglementaire des affaires. On retiendra des échanges entre participants la colère d'un représentant d'une grande banque de la place sur les dérives de la justice de notre pays: «Les établissements de crédits sont victimes de l'incompétence de certains magistrats. Nous sommes souvent assignés à payer des dommages intérêts à un client à la suite d'un refus de lui accorder un crédit alors même que ce dernier ne remplissait pas les conditions. Certains s'élèvent à 20.000.000 de dommages intérêts. C'est un scandale pour notre système judiciaire». 

Lancina Traoré a pour sa part invité les entreprises, les pouvoirs publics et les autres acteurs de la chaîne à s'approprier les résultats de l'enquête du BIT comme tableau de bord. Avant Douala, un atelier similaire s'est tenu à Mbalmayo. Le BIT ira ensuite à la rencontre des travailleurs, et un atelier national est annoncé pour juillet prochain à Yaoundé.

© Georges Semey : Ouest Littoral

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