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Mar, Oct

Economie
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C’est une information exclusive de Jeune Afrique du dimanche 26 mai 2013. L’américain Aes cherche à revendre ses parts dans sa filiale Aes-Sonel. Selon l’hebdomadaire panafricain, le géant américain Aes, qui détient 56% du capital d’Aes-Sonel (le Cameroun détient 44%), se serait mis depuis quelques mois à la recherche d’un repreneur. Le départ, poursuit le journal, s’expliquerait essentiellement par la volonté de ce groupe coté à la bourse de New York de rendre plus visible sa stratégie et de rationnaliser son déploiement international, aujourd’hui éparpillé entre 25 pays. 

Parmi les potentiels repreneurs, Jeune Afrique en nomme deux. Il y a d’un côté le Britannique Actis, familier des infrastructures énergétiques en Afrique. De l’autre, le fonds panafricain basé à Washington, Emerging capital partners (Ecp), via Finagestion, une ancienne filiale de Bouygues dédiée à l’électricité et à l’eau. Privatisée en 2001, la Société nationale d’électricité, devenue Aes-Sonel, est le quatrième employeur du pays. 

Depuis une décennie, l’entreprise n’a eu de cesse de développer ses activités, avec un succès mitigé. Si certaines œuvres et ouvrages comme la centrale à gaz de Kribi peuvent être comptés à son actif, il reste que les populations sont de plus en plus exaspérées par les coupures intempestives d’électricité, dénommées «délestages». Avec des conséquences sociales et économiques non négligeables. Le départ de Aes Corporation pourrait augurer que Aes-Sonel n’arrive toujours pas à rentrer dans ses frais d’investissement. Quoi qu’il en soit, l’Etat, pour lequel il s’agit d’un actif hautement stratégique, jouera un rôle clé dans le choix du futur repreneur. 

© Alain NOAH AWANA : Le Messager

 

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