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Dim, Oct

Economie
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Le gouverneur de la région du Sud vient de juguler une crise entre les patrons chinois et les ouvriers, crise qui a conduit à l’arrêt momentané des travaux. A l’origine de cette tension, l’abandon sans soins d’un ouvrier camerounais blessé par un contremaître chinois.

Le conflit qui a failli embraser le chantier de construction du barrage hydroélectrique de Mekin ce 02 janvier 2014 est né d’une altercation entre un contremaître chinois et un ouvrier camerounais. Pour résoudre le problème qui les a opposés, le patron chinois a dû blesser l’ouvrier au crâne à l’aide d’une demi-latte. Malgré l’intercession du chef de poste de gendarmerie de la place, le blessé a été abandonné à lui-même sans soins toute la journée.

Saisis comme dernier recours et en désespoir de cause par les ouvriers, les militaires assurant la protection de l’ouvrage ont dû inviter manu-militari le contremaître chinois à prodiguer des soins à la victime. Ce qui a exacerbé les tensions conduisant à l’arrêt momentané des travaux. Rendu sur le terrain entouré de son Etat-major une fois informé, le gouverneur Jules Marcellin Ndjaga a réussi à calmer la situation. 

Ainsi la séance de travail qui a mis ensemble les responsables de l’entreprise CNEEC et quelques ouvriers d’une part ; et l’autorité administrative d’autre part, a permis d’accorder les violons sur les droits et les obligations des deux parties conformément au code du travail. Aussi la visite du chantier a permis de se rendre compte que les conditions de vie aussi bien des ouvriers que du personnel de sécurité restent une réalité chimérique dans ce chantier. En dépit de cet incident, il convient de souligner que le chantier en soi avance normalement et risque d’être livré avant les délais. 

© Dikalo : LOUIS DE GONZAGUE NGAH

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