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Révélation faite vendredi 26 septembre 2014 lors d’une session de la cellule régionale de coordination des grands travaux dans le Littoral

C’était la 2ème session de la cellule régionale de coordination des grands travaux dans le Littoral. La réunion qui s’est tenue à la salle des banquets des services du gouverneur visait à jauger l’évolution dans la mise en œuvre des recommandations de la dernière session du 24 juillet dernier, en ce qui concerne les constructions du 2ème pont sur le Wouri et de la pénétrante Est. Et bien, les travaux sur le 2ème pont du Wouri évoluent à petit pas. «Nous avons quarante quatre mois pour l’exécution du projet, soit huit mois pour la conception et trente six pour la réalisation», argue Damo Dourandi, ingénieur ouvrage d’art, chef de mission adjoint de l’entreprise Louis Berger (assistant maître d’ouvrage du projet de construction du deuxième pont sur le Wouri). Devant les membres de la cellule dont le gouverneur de la région, le préfet, le délégué régional du ministère des Travaux publics, les entreprises engagées dans les travaux… l’ingénieur indique que les travaux de consommation du délai contractuel pour la phase de réalisation s’élèvent à 23%. Le taux d’avancement physique global est de 21%.

Pour des travaux lancés en mars 2013 est-ce que l’échéance, novembre 2016, sera respectée ? On attend de voir. On peut mettre ce retard sur le dos de la grève des employés, plus de 4000, de la société Sogea Satom. «Ils réclamaient l’existence d’un cahier de charge où seraient mentionnés leurs droits, leurs devoirs, leurs avantages. Nous avons effectué une descente sur le terrain. Et avons donné jusqu’au 3 octobre à la société pour fournir ce cahier de charge. Les travaux ont repris», rassure le préfet du département du Wouri, Paul Nasseri Bea. Le gros souci se trouve au niveau des travaux de la pénétrante Est. Le taux d’exécution n’est pas encourageant.

Construction des dalots, rehaussement des bordures de la route, installation des éclairages publics et des feux de signalisation sont quelques travaux assignés à la société Razel, chargée des constructions de la pénétrante Est. Cependant, sur les 32 mois accordés pour la livraison du chantier, «la consommation délai est de 34%, relève le chef de mission, Slim Guermazi. Le taux d’avancement physique est de 7%, et le taux d’avancement financier de 6,3%.» Pour justifier une telle lenteur, Slim Guermazi déclare : «On a arrêté les travaux depuis un mois à cause des pluies. Dans deux semaines maximum on va relancer. Il y a les baraques, les véhicules qui occupent la route et nous empêchent de travailler. Nous demandons à la Communauté urbaine de Douala de nous aider à les dégager afin de permettre à l’entreprise de s’installer et d’entamer les travaux.» Des explications pas assez convaincantes pour le gouverneur de la région du Littoral. Beti Assomo, par ailleurs président de la cellule régionale de coordination des grands travaux dans le Littoral sait que : «7% de taux d’avancement physique avec un taux de consommation de délai de 34% est louche. Le déséquilibre est criard.» Le gouverneur qui dit tenir au respect des délais des travaux a fait quelques prescriptions aux acteurs. «N’attendons pas la cellule de la session régionale pour poser tous les problèmes quand on connait les acteurs vers qui se tourner. Il y a les problèmes qui ne peuvent pas attendre. Par rapport aux dégagements des épaves, saisissez par écrit le délégué en précisant les sites les sites exacts. Faites une copie au préfet et au gouverneur

© Valgadine TONGA | Le Messager

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